Article paru dans la dépêche : L’atelier Virebent en plein développement

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Mettre en valeur la richesse, la technicité et la diversité des entreprises lotoises. Tels étaient les objectifs de la semaine nationale de l’artisanat. C’est dans ce cadre que le président de la chambre des métiers et de l’artisanat du Lot, Serge Crabié, a visité, vendredi 17 mars, trois sites lotois, dont l’atelier Virebent de Puy-l’Évêque. Après des péripéties multiples, la société de porcelaine a repris son développement depuis le début de l’année. Frédérique Caillet est en charge de la gestion et de la commercialisation (également propriétaire de la société parisienne «Éditions limitées», avec Vincent Collin, chargé de la production et de la créativité à Virebent). Elle en dresse le portrait.

Vous pouvez maintenant œuvrer sereinement ?

Après sept ans de batailles juridiques, nous pouvons enfin nous consacrer entièrement au développement de l’entreprise. Une bataille qui nous a été fort préjudiciable et qui a coûté également cher aux contribuables puy-l’évêquois en frais d’avocat. Une convention signée avec la communauté des communes nous a permis de récupérer les frais que nous avons été obligés d’engager.

Que dire de votre entreprise ?

D’abord qu’elle est en plein développement : nous employons onze personnes et nous en recherchons actuellement deux autres. Nous sommes une des rares entreprises de la région à soutenir ainsi l’emploi et l’économie locale. Nous formons nous-mêmes notre personnel, qui doit nécessairement posséder des aptitudes manuelles, ce que j’appelle «l’intelligence de la main» ; cette formation dure un an. Les salaires que nous versons, les taxes et impôts que nous payons, favorisent la situation locale. Les employés ont vécu une période difficile, ressentant douloureusement un manque de reconnaissance de leur travail.

Quelle est votre situation actuelle ?

Notre chiffre d’affaires est en nette progression, d’où les nouvelles embauches. Nous sommes des gens de passion, heureux de pérenniser une activité presque centenaire. Notre «designer» Vincent Collin sait que des modèles de Virebent sont exposés au musée des arts décoratifs de Paris ; la vente de notre production s’effectue aussi dans notre boutique parisienne. Nous fournissons les grandes marques et les établissements étoilés en France comme à l’étranger. Ainsi, nous avons reçu une commande de luminaires pour le musée Yves Saint Laurent qui va ouvrir à Marrakech au Maroc. Innovation et création apportent une valeur ajoutée à notre production.

Des projets pour l’atelier ?

Bien sûr : nous allons investir dans l’achat d’un nouveau four de cuisson et installer de nouveaux circuits de coulage de nos pièces. Il s’agit d’une modernisation nécessaire. Enfin, nous ouvrons une boutique en ligne.

Propos recueillis par notre correspondant Laurent Fournié